
Dans notre paracha, nous assistons au début des sept premières plaies qu’Hachem inflige à l’Égypte avant de libérer le peuple d’Israël. Le Maharal nous enseigne que ces dix plaies correspondent en réalité aux dix paroles créatrices par lesquelles Hachem a façonné le monde.
Cependant, il est important de souligner qu’Hachem, étant omnipotent, n’avait nullement besoin de structurer l’univers à travers ces dix paroles. Comme nous l’enseigne la Michna dans Pirkei Avot, ce choix a été fait pour multiplier la récompense des justes et amplifier le châtiment des impies.
Le sens profond de cette correspondance réside dans le fait que le multiple, présent dans la nature, est le seul à pouvoir voiler l’unité divine. Cela laisse aux hommes le choix : se laisser tromper par les illusions du monde matériel ou, à l’inverse, comme le tsadik, percevoir l’unité fondamentale qui se cache derrière cette diversité. Ainsi, les dix plaies avaient pour objectif de révéler qu’Hachem est à la fois le Créateur et le Maître unique de tous les éléments de la nature.
Ces plaies démontraient qu’Hachem est l’initiateur des dix principes fondateurs du monde matériel, qui correspondent également aux dix sefirot. Ce processus préparait les Bné Israël à atteindre un niveau supérieur : l’acceptation des dix commandements, qui régissent, quant à eux, les lois spirituelles de notre monde.