ויחי

Lorsque Yaacov a voulu révéler à ses enfants la fin de l’exil, la Cheh’ina (présence divine) a voilé cette révélation. Le Zohar s’interroge : quel intérêt y a-t-il à nous parler de cette tentative si elle a échoué ? Que pouvons-nous apprendre d’un événement avorté ? Il répond que, bien qu’il n’ait pas dévoilé cette fin de manière explicite, Yaacov l’a bel et bien transmise, mais sous une forme cachée.

Il est essentiel de comprendre que la « fin de l’exil » mentionnée ici ne se réfère pas à un point historique ou chronologique précis. Elle désigne plutôt une manière d’affronter l’exil comme s’il était déjà terminé : transcender les ténèbres de cette période et parvenir à vivre tout en diffusant la lumière éternelle de la Torah.

Yaacov, pour sa part, avait atteint ce niveau. Même au cœur de l’obscurité de l’Égypte, il menait une vie spirituelle digne d’Olam Haba (le monde à venir), illuminant son existence par la sainteté et la connexion divine.

La raison pour laquelle la Cheh’ina a voilé ce secret réside dans le fait que, s’il avait été entièrement dévoilé, traverser l’exil aurait perdu toute difficulté. Or, cette lumière est intentionnellement dissimulée au plus profond de notre cœur, et ce n’est qu’au prix d’efforts personnels que nous pouvons la révéler. Cette quête active est ce qui donne un véritable sens à notre cheminement spirituel.

Lorsque Yaacov craignit que cette révélation ait été retenue en raison d’un manque de mérite ou de niveau spirituel chez ses enfants, ceux-ci lui répondirent par le Chéma Israël. Par ces mots, ils affirmèrent : « De même que Hachem est unique dans ton cœur de manière claire et évidente, Il l’est également dans le nôtre, grâce à notre emounah (foi), qui compense notre manque de clarté d’esprit causé par les ténèbres de l’exil. »

Cette interaction souligne que, bien que la lumière divine soit dissimulée, notre emounah permet de maintenir une connexion claire et directe avec Hachem. C’est par notre engagement personnel et notre confiance en lui que nous parvenons à surmonter les défis de l’exil et à refléter la splendeur divine dans nos vies quotidiennes.

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