בשלח

Dans la Chira, il est écrit : « Sous verohevo rama bayam » – « Le cheval et son cavalier, Il les a précipités dans la mer. » Selon le remez, cette expression fait allusion à deux conceptions erronées du rapport entre l’homme et son destin, qu’Hachem a anéanties lors de Kriat Yam Souf. Le cheval représente ceux qui pensent, à l’image d’un destrier soumis à son cavalier, que l’être humain n’est qu’un être dirigé par une force supérieure, dépourvu de libre arbitre (une vision associée à Ichmaël). À l’inverse, le cavalier incarne l’idéologie selon laquelle l’homme serait le seul maître de son destin et de l’univers (conception attribuée à Édom). Or, lors du miracle de l’ouverture de la mer, Hachem a démontré que, bien qu’Il ait laissé aux Égyptiens la liberté de se rebeller jusqu’au dernier instant – affirmant ainsi l’existence du libre arbitre –, c’est in fine Son projet divin qui s’accomplit, à travers la délivrance des Bnei Israël et leur sortie d’Égypte.

Ces deux notions – d’un côté, le libre arbitre, et de l’autre, l’omnipotence et l’omniscience divine – peuvent sembler contradictoires à première vue. Pourtant, elles se rejoignent et se concilient à travers notre émouna (et, à un niveau plus élevé, par une compréhension plus profonde, bien que ce ne soit pas notre sujet ici). Il nous revient alors de jongler intelligemment entre ces deux principes dans notre vie quotidienne : croire en notre libre arbitre afin de nous responsabiliser et toujours faire les meilleurs choix, tout en ayant une foi absolue en la providence divine, qui guide le monde selon Son dessein. Ainsi, nous avançons avec confiance, sachant que chaque étape de notre existence s’inscrit dans le grand projet d’Hakadoch Baroukh Hou.

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