שובבים

À partir de notre paracha, qui traite de l’exil en Égypte, et jusqu’à Michpatim, où il est question de Matan Torah, nous entrons dans une période particulière appelée Chovavim (acronyme des parachiot de Chemot à Michpatim). Cette période est propice à la techouva, notamment en ce qui concerne la faute de zera levatala.

Le Ari zal enseigne qu’au niveau ésotérique (al pi sod), les âmes de la génération asservie en Égypte étaient celles issues de la semence perdue en vain par Adam Harichon durant les 130 ans où il s’était séparé de sa femme. L’exil en Égypte avait pour objectif de purifier ces âmes des imperfections liées à cette faute.

La racine profonde de cette transgression réside dans l’incapacité à concrétiser le potentiel de kedoucha (sainteté) au sein de la matière. Cela revient à échanger ce potentiel spirituel contre une satisfaction personnelle et égoïste.

L’Égypte, à cette époque, était le pays le plus engagé dans une quête de plaisir immédiat, souvent au prix de l’absence totale de construction personnelle et spirituelle. Face à cet environnement d’impureté, la mission des Bnei Israël consistait à résister à ces influences négatives, puis à s’en extirper pour atteindre Matan Torah. Ce moment marquera la possibilité de réaliser pleinement leur potentiel de kedoucha (sainteté) et de le concrétiser.

De la même manière, cette période de Chovavim nous invite à sortir de notre propre « Mitsrayim » (metsarim, signifiant les limites ou entraves qui nous retiennent), afin de progresser spirituellement jusqu’à Matan Torah. Cet engagement à exploiter pleinement le potentiel que nous avons reçu, sans rien en gaspiller, constitue la clé de la réparation du h’et de zera levatala.

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